We are Women

Dans la Bulle de Laëtitia Dana


Issue du rare métissage entre un père d’Afrique de l’Ouest et une mère Sépharade, Laëtitia Dana fusionne musique Hip-Hop et Soul avec style. Sur scène, on la devine imprégnée par des influences allant de The Fugees à Jill Scott Heron, tandis que dans le paysage musical, elle multiplie les collaborations avec des artistes de la scène internationale. Sa finesse d’esprit, sa joie de vivre et son sourire font d’elle une femme de son temps, doucement nostalgique de ses années lycée…

En pleine promo pour son premier EP IBOGA, c’est depuis le bateau péniche Le Mellow que la pétillante Laëtitia nous invite dans sa bulle. Retrouvez la aussi le 24 octobre pour un concert exceptionnel au Nouveau Casino de Paris !

Si tu devais être un pays, lequel choisirais-tu ?
Alors, je n’y suis pas encore allée mais je dirais le Sri Lanka parce que je compte y aller très bientôt (rires). J’ai eu des échos absolument formidables de cette destination. Le fait que ce soit une île gigantesque, on y trouve sans aucun doute une faune et une flore très très variées et je pense qu’il y fait chaud toute l’année et ça c’est un argument de taille !

L’indispensable à ta valise ?
Ma brosse à dents !

Un de tes meilleurs souvenirs de voyages ?
C’était à Ibiza. Pas du tout le côté fête d’Ibiza mais le côté ancien fief hippie européen. J’ai été emmenée dans un endroit appelé Atlantis qui est un lieu que peu de monde connaît sur l’île. C’est au flanc d’une colline qui se jette dans la mer et c’est très sport pour y accéder. Pour y aller c’est cool, pour remonter ça l’est un peu moins ! (rires)
Tout au long de la descente tu trouves toutes les empreintes des gens qui sont passés par là avec beaucoup de noms et messages gravés dans la roche. Une fois arrivée sur place j’ai pu découvrir une eau absolument magique. J’ai d’ailleurs plongé au masque et au tuba et j’ai pu observer des choses formidables. Pour s’y rendre il faut impérativement être avec quelqu’un qui connaît le coin qui est assez sauvage et qui ne bénéficie d’aucun aménagement. C’était une expérience sublime.

Un lieu dans lequel tu aimes te ressourcer ?
N’importe où tant que je suis face à la mer et que je n’ai aucun vis à vis. Être face à la mer ouvre les perspectives de mon esprit. Voir l’horizon d’un bout à l’autre m’apaise beaucoup.

Un hôtel qui t’a marqué ou dans lequel tu aimerais séjourner ?
Je ne suis pas très « hôtels » puisque je préfère des vacances plutôt roots en séjournant chez l’habitant. J’aime bien aller chez les gens. L’hôtel classe c’est bien, mais à petites doses. Dernièrement je suis partie avec mon ami avec tente et sac à dos dans le sud de la France et nous avons atterri et séjourné au beau milieu d’un élevage de lamas. En plus d’élever des lamas, nos hôtes étaient aussi apiculteurs, nous avons donc eu la chance de goûter à du miel directement sorti de la ruche. J’en garde un super souvenir.
Sinon j’ai quand même un gros coup de cœur pour l’hôtel Mama Shelter Paris, j’adore cet hôtel, j’y ai déjà séjourné et vraiment j’adore. Les gens y sont très souriants et on y retrouve l’esprit new-yorkais qui manque un peu à Paris. J’aime aussi beaucoup le fait que l’hôtel se trouve dans le 20ème qui est le quartier dans lequel j’ai grandi. Si le Mama avait été situé sur les Champs-Elysées, je ne pense pas que l’hôtel m’aurait autant plu.

Ta prochaine destination ?
Le Sri Lanka ! J’irai à priori début 2014. Je crois que c’est la meilleure période pour s’y rendre.

Quelle est ton astuce pour éviter les effets néfastes du jet lag ?
Je dors (rires). Je ne suis pas vraiment une bonne référence en termes de jet lag parce que je le supporte assez mal dans un sens comme dans l’autre. Il me faut à chaque voyage minimum 48 heures pour me remettre !

laetitia-dana

Un seul mot qui t’évoque l’évasion ?
Voyages.

Un génie t’offre un voyage dans le temps, quelle époque choisis-tu ?
Sans hésiter le début des années 90 pour la musique. La richesse de la musique de cette époque m’a à jamais marquée dans tout ce que je fais. Que ce soit dans le style musical, dans le style vestimentaire ou dans l’esprit aussi. J’aime beaucoup l’esprit hip-hop de cette époque qu’on a quand même du mal à retrouver aujourd’hui. Faire de la musique pour éduquer les esprits et pour éviter la violence c’est vraiment quelque chose qui est arrivé dans les années 70 mais qu’on trouvait encore dans le début des années 90.

Une femme qui t’inspire ?
Elle n’est malheureusement pas très connue en France et n’a pas, pour moi, le succès qu’elle mérite mais je dirais Ursula Rucker. C’est l’équivalent de Jill Scott Heron en femme à mes yeux. C’est une femme qui artistiquement est extrêmement douée, très engagée dans ses textes, qui sait garder une musicalité formidable. C’est une femme très humble qui m’inspire beaucoup et je ne me cache pas pour le lui dire sur Twitter.

Que penses-tu de la femme d’aujourd’hui ?
Oh ben elle est bien (rires). Elle se doit d’être forte parce que depuis l’époque des soixante-huitards forcément on est au four, au moulin et au volant du tracteur, ça fait beaucoup. On se doit d’être de bonnes mères, d’être belles, de combler nos maris et d’être de bonnes bosseuses. On doit parfois se dédoubler même si ça demande beaucoup de travail. La femme d’aujourd’hui est une femme forte et c’est dur de trouver l’équilibre pour laisser sa place à l’homme, lui laisser sa masculinité, son rôle d’homme. On a tendance à pas mal marcher sur leurs plates-bandes mais c’est la vie qui nous oblige à le faire si je puis dire. Garder sa féminité et trouver sa place n’est pas évident mais on va y arriver (rires).

Tes 3 morceaux du moment ?
– Je n’ai pas de titre en particulier mais suis complètement fan d’un collectif de DJ’s anglais qui s’appelle Eton Messy. Il font des remix plutôt deep-house dans lesquels ils reprennent des à capella de tous nos classiques fous des années 90. Je conseille à tout le monde d’aller s’inscrire sur leur chaîne Youtube où ils postent régulièrement des vidéos et des podcasts gratuits à télécharger.

– Hier j’ai découvert l’album AOR d’Ed Motta qui est une star au Brésil et je l’ai trouvé juste génial ! Je n’ai pas encore eu le temps de bien m’approprier l’album mais j’ai beaucoup aimé le titre « 1978« .

– Et enfin, je dirais le projet d’Aloe Blacc & Roseaux avec mon titre fétiche « More than Material« . C’est un titre incroyablement magnifique, je l’ai mis en boucle, j’ai adoré ce titre et tout ce projet en lui même.

Ta définition du bonheur ?
Sourire, joie, papillons dans le ventre et puis mouvements, changements. À chacun de faire en sorte qu’aucun jour ne se ressemble, on est seul maître de sa destinée. Se donner à fond dans ce qu’on aime faire, que ce soit une passion artistique ou un travail de bureau, c’est possible ! Il faut juste trouver le petit truc qui viendra pimenter notre quotidien. C’est à nous de faire sourire la vie et pas l’inverse.

Tu fais quoi après cette interview ?
J’ai une autre interview, c’est cool non ? (rires)

A ton tour de me poser la question de ton choix !
– Sabria, j’aime beaucoup ton rouge à lèvres. Tu m’as dit qu’il s’effaçait assez rapidement alors j’aimerais savoir combien de fois par jour tu en remets sur tes lèvres ? (rires)
– 3 fois !

Le coup de cœur d’All around the Girl

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