Art de vivre

Des iraniens condamnés à la prison pour avoir dansé sur le tube de Pharell Williams.

happy-pharell-williamsIl y a quelques mois, le monde entier se dandinait sur le tube planétaire « Happy » signé Pharell Williams. De Paris à Alger, de Rio à Oslo, tout le monde a fredonné ne serait-ce qu’une seule fois ce refrain entêtant  « Because I’m happyyyy »

Le tube de Pharell est devenu en peu de temps un bon prétexte pour tout un chacun de promouvoir sa société, de faire une vidéo sympa entre amis ou encore de faire découvrir sa région ou son pays au reste du monde.

Au mois de mai 2014, du côté de Téhéran, six jeunes iraniens ont eux aussi souhaité rejoindre ce phénomène musical inédit. Ni une ni deux, ces six amis entrent dans la danse, se filment dans les rues et sur les toits de la capitale iranienne afin de poster eux aussi leur création sur la toile.

« Femmes non voilées », « Vidéo vulgaire heurtant la chasteté du public »

Ne tolérant pas que son peuple puisse se filmer en souriant et dansant comme des occidentaux, le gouvernement iranien n’a pas vraiment sautillé de joie en découvrant cette vidéo sur Youtube. Au sein des milieux conservateurs on s’étonne que ces jeunes iraniens délaissent leurs valeurs islamiques pour un mode de vie plus occidental.

Après plusieurs condamnations, le verdict est tombé il y a quelques jours pour ces malheureux iraniens. En guise de punition et dans le but de les remettre dans un chemin que l’état juge de droit, 91 coups de fouet seront attribués à chacun. Les figurants seront condamnés à 6 mois de prison et le réalisateur à une année. Même si ces jeunes iraniens bénéficient d’un sursis de trois ans, certains concitoyens se demandent si « être heureux en Iran relève vraiment d’un crime ».

Et vous vous en pensez quoi ?

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