Art de vivre

DIRTY DANCING : Bébé aurait vraiment dû rester dans son coin !

Inutile de vous présenter Bébé, Johnny et toute la clique du classique et intemporel Dirty Dancing.

Fan absolue du film depuis l’époque de mon premier appareil dentaire, c’est tout naturellement que j’ai eu envie de revivre les moments les plus forts de Bébé en vacances au pays des déhanchés sexy, lorsque j’ai découvert l’adaptation du film en comédie musicale.

Bien qu’un peu hésitante quant à ce qui m’attend, je me replonge la veille du spectacle dans l’ambiance des portés maladroits et des corps à corps mélodieux.

Je révise studieusement chacune des chansons de la BO pour être sûre d’assurer lorsque que toute la foule en furie se lèvera et chantera à tue-tête l’exaltant She’s like the wind ou le frissonnant The time of my life.

Le film se termine, je m’endors dans la peau de Bébé, des pas de salsa pleins la tête et des envies de pastèque sucrée.

Le réveil sonne, mes yeux s’écarquillent comme ceux d’une enfant sur le point de vivre son premier rencart avec Mickey.

Les heures défilent, le soleil se couche sur la capitale et moi je m’éclipse direction le Palais des Sports de Paris, avec une banderole « Johnny je t’aime » prête à être dégainée à tout instant.

L’excitation se fait sentir. Les quelques hommes présents dans la salle savent qu’il faut se faire discret. Dirty Dancing c’est avant tout une histoire de femmes ! De 7 à 77 ans, toutes ces « Bébé » dans l’âme trépignent d’impatience et laissent exploser leur joie lorsque l’assemblée se retrouve plongée dans l’obscurité.

Les 2h30 de spectacle s’enchaînent avec une entracte qui me paraît interminable. Pour ma part, je suis tristement déçue. De quoi ? Et bien de tout. A aucun instant je n’ai esquissé un petit sourire nostalgique. A aucun instant mon petit cœur n’a eu envie de s’emballer. A aucun instant je n’ai eu envie de chanter ou de danser.

Avec des minutes qui semblaient être des heures, j’ai cycliquement eu envie de dormir, de partir, de sympathiser avec mes voisines, d’organiser une Ola clandestine, de rallumer les lumières, d’aller me chercher un Mc Do, de jouer à Candy Crush ou encore de courir nue sur scène vêtue de ma banderole.

C’est donc ça la comédie musicale Dirty Dancing ? Des acteurs/danseurs amateurs qui donnent la nausée et mettent mal à l’aise, des textes modifiés, des histoires inventées et des musiques revisitées. Sortez-moi de ce cauchemar !

Après la première entracte, des rires nerveux se laissent entendre dès que « Bébé » ou « Johnny » ouvre la bouche. On croit assister à un gag. « Oh les gars rallumez les lumières on a compris que c’était une caméra cachée », « Une repèt peut-être ? », « Non ? », « Bon… »

Comment la production a pu oser nous proposer un tel casting et une telle histoire aussi biscornue, à nous, les inconditionnelles de Dirty Dancing ? Il y a des choses avec lesquelles on ne plaisante pas Messieurs les gens du spectacle. Là on ne parle pas du remake de Oui-Oui au pays des voitures sans permis mais de Dirty Dancing. OH OH… DIR-TY DAN-CING !

Ma mère m’a toujours appris que dans chaque mauvaise expérience il fallait apprendre à trouver le positif et bien c’est chose faite !
Après avoir déchanté devant le film 50 Shades of Grey ayant pourtant adoré le livre, cette nouvelle expérience d’adaptation foireuse me conforte dans le fait que jamais ô grand jamais je ne retournerai voir d’adaptation quelle qu’elle soit de ce qui un jour m’a faite vibrer…


Pour celles qui souhaitent se faire leur propre idée, la troupe est actuellement en tournée dans toute la France : dirty-dancing.fr


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