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Séjour en immersion chez les indiens Kogis en Colombie

Alors que je venais de booker mon billet d’avion sans trop savoir ce qu’allaient me réserver ces deux prochains mois en Colombie, l’envie de partir à la découverte du mode de vie des peuples indigènes se faisait de plus en plus présente.

De nombreuses tribus indigènes vivent installées dans les contrées colombiennes, mais pour cette première rencontre j’ai eu envie d’aller partager quelques jours avec les indiens Kogis sur les hauteurs de la Sierra Nevada de Santa Marta, celle que les Kogis surnomment “le coeur de l’humanité”, depuis laquelle ils tentent de maintenir l’équilibre spirituel et écologique de notre planète.

De longues heures de bus rythmées par des notes de merengue, des aventures rocambolesques à l’arrière d’une moto avec gros sac à dos en prime, une étape pour la nuit dans un village hors du temps et quelques heures en plus de moto, voilà ce qui vous attend si vous décidez de partir à la rencontre des Kogis.

Une fois sur place, j’ai été accueillie par la fille ainée de la famille, pieds nus, tout de blanc vêtue, quelques colliers faits main autour du cou.

On me sert immédiatement à manger du riz, des oeufs et des bananes plantains. De quoi me donner de la force pour tous les kilomètres à pieds que je vais endurer sur les pierres roulantes pour me rendre de village en village.

Dès le lever du soleil du 31 décembre, peu importe l’âge, tous les membres de la communauté Kogis s’activent pour préparer les festivités.  Sacrifice, préparation et cuisson d’un porc pour le repas, confection de buñelos (beignets ronds au fromage), apéros infinis arrosés de bières locales et installation d’un feu de camp, je découvre ébahie ce nouveau mode de vie.

A la nuit tombée, le bruit des pétards et les éclats de rire se font de plus en plus fréquents, l’heure du dîner approche. Sur un fond de chansons populaires colombiennes, oncles, tantes, cousins et cousines se réunissent autour du feu pour savourer ce repas de fête.

Très curieuse et sensible aux croyance de peuples indigènes, mon coeur s’emballait lorsque au beau milieu de la soirée, le chef du village aussi chamane, me proposait d’aller discuter.
A la lueur d’une lampe de poche microscopique, le Mamos (chamane Kogis) m’invitait dans une hutte obscure pour échanger sur les sujets qui me questionnaient. Une bonne heure plus tard et après avoir invoqués les esprits des Kogis, le chef du village me souhaitait toutes les meilleures énergies possibles pour démarrer la nouvelle année. De quoi m’apaiser avant ma dernière nuit sur un hamac au milieu des champs de café.

Aucunement parasités par les médias ni tout ce qui peut nous polluer au quotidien, en connexion totale avec la nature avec des connaissances pointues sur l’astronomie et toutes ces autres énergies qui nous entourent, partir à la rencontre de ces dernières tribus vivant en totale autarcie est une richesse d’une valeur rare qui contribue encore un peu plus à la compréhension du monde qui nous entoure.

 

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